Togo : la 55è édition de D’Pontr N’Dack marquée par le dévoilement du monument Oubô à Bassar

La ville de Bassar sera désormais comptée parmi les villes touristiques les plus visitées du Togo. Et pour cause, l’érection du monument « Oubò» en l’honneur de la fête traditionnelle « D’Pontre N’Dack » célébrée chaque année dans la préfecture.

Conçu à l’image d’un danseur traditionnel de feu, symbole vivant de la tradition T’bol du peuple Bassar, le monument illustre la première richesse culturelle et ancestrale de ce peuple. Samedi dernier en marge de l’apothéose de la fête traditionnelle D’Pontre N’Dack, a eu lieu le dévoilement du monument «Oubò » devant un parterre de personnalités parmi lesquelles le ministre de la communication, des sports et de l’éducation à la citoyenneté et au civisme et sa collègue de la planification du développement et de la coopération et celui de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise, des anciens ministres, des députés à l’assemblée nationale, des autorités préfectorales, administrative et religieuses de la ville et l’ensemble de la population de la ville de Bassar et de ses environs.
L’œuvre conçue et réalisée par l’Officier de Police Adjoint TCHEDRE Gbati Victorien, dessinateur – sculpteur, diplômé de dessin à l’Unesco est essentiellement financée par Monsieur KODJO Gnambi Garba, Procureur Général Près la cour d’appel de Lomé.

« A Bassar, désormais, on parlera du monument « Oubò » qui valorise et, dès à présent, immortalise notre première richesse culturelle : la danse du feu, T’bol. L’idée de la construction de ce monument à Bassar repose sur le désir de magnifier cette belle ville, connue pour son hospitalité et ses valeurs culturelles. Ce chef-d’œuvre est le résultat de notre volonté d’apporter notre modeste contribution à la beauté de cette ville qui nous a vu naître et grandir et participer ainsi à la politique de promotion culturelle du Chef de l’Etat C’est une immense joie qui m’anime en ce jour d’inauguration de ce monument qui apportera un plus à la ville de Bassar. Votre présence massive en ce lieu, désormais baptisé Rond-point N’GNOPE est pour nous, l’expression de votre adhésion et de vos encouragements à notre modeste contribution à la splendeur de notre ville de Bassar», a déclaré le donateur dans son discours de circonstance.

L’ouvrage haut de 3m20, est composé essentiellement d’une statue construite en ciment-scalite et d’un socle lumineux. La statue mesure 2m de haut, sculptée à l’image d’un danseur de feu (Tibol), debout sur des braises de feux, muni des queues de cheval et de bœuf. Elle est posée sur un socle en forme trapèze haut d’1m 20 et comporte des écrits indicatifs lumineux et le nom du lieu où il est implanté.

A cela viennent s’ajouter le dispositif de la flamme sous les pieds du danseur, deux projecteurs pour éclairer le buste et un parchemin en marbre couleur peau de bête accroché sur un support en bois avec une description succincte du monument. Le tout dans un décor de trois couleurs à savoir: le bleu; le Blanc et le vert.

Pour le concepteur, les trois couleurs formant le décor du monument ont chacune une explication. « Comme le ciel bleu ou la mer qui s’ouvre sur les horizons, la couleur bleue traduit la sagesse et la sérénité, c’est aussi un symbole de vérité. La couleur blanche suggère la pureté, la propreté et la perfection et apporte brillance et éclat, symbole de victoire et la couleur verte plus présente dans la nature, est liée au monde végétal et symbolise l’espoir et la chance. Toutes ces trois couleurs sont naturelles et adorées par tous », a expliqué l’officier de police adjoint Tchédré Gbati Victorien alias TGV.
Ce projet réalisé sur une période de 4 mois est posé au rond point « N’Gnope » reliant les villes de Sokodé, Kabou et Dimori. L’initiative saluée par tous vise à implanter dans certains lieux publics et carrefours de la préfecture, des œuvres d’art purement réalisées par les artistes fils et filles Bassar.
Touché par l’esprit de créativité de cette œuvre d’art, le Procureur de la République, principal financier des travaux a confié :
« Je salue l’ingéniosité et le grand esprit de créativité qui ont caractérisé l’inspiration de mon frère Gbati pour créer ce chef d’œuvre d’un genre unique et je suis plus que satisfait de cet investissement et s’il fallait le refaire, je le referai encore doublement et avec grand plaisir. On a érigé cette statue pour apporter notre contribution à la beauté de la ville de Bassar et Bassar va changer avec ce monument et nous voulons participer à ce changement. On ne peut rien faire si on n’est pas unis ».

Si ailleurs on entend souvent parler de la Statue de la Liberté à New York, de l’Arc de Triomphe à Paris ou encore de la Statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro au Brésil, Bassar a désormais son monument pour annoncer aux voyageurs, passants et visiteurs de cette belle ville, sa première richesse culturelle symbolisée et érigée à travers cette statue de danseur de feu « T’bol ».

DBD, depuis Bassar