Expérimentation du HCDH : le Togo fait cas d’école à Genève !

Ministre Christian Trimua

En marge de la 42ème Session du Conseil des droits de l’homme, s’est ouverte ce 16 septembre à Genève, une conférence autour du thème: « Les défis de l’assistance technique dans le cadre de la promotion et de la protection des droits humains ».

Organisé par le Togo, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, cet événement parallèle visait entres autres à partager le success story du Togo en matière de coopération et d’assistance technique et témoigner de la contribution du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à l’amélioration de la situation des droits humains.

Un panel de haut niveau, auquel étaient conviés les missions permanentes à Genève, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, les agences de développement des Nations Unies, les organisations internationales basées à Genève, les organisations de la société civile et les universitaires, a été coprésidé par le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la République, M. Christian Trimua et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet.

Dans son allocution introductive, le Ministre Christian Trimua a fait l’historique de la présence et des prestations du HCDH au Togo entre 2005 et 2015 dans une approche de partage des expériences et de bonnes pratiques en matière de coopération de notre pays avec le HCDH. Il a, par ailleurs, loué l’expertise et les actions remarquables entreprises par Mme le Haut-commissaire pour promouvoir et protéger les droits de l’homme à travers son vaste programme de coopération et d’assistance technique.

Pour sa part, Madame Michèle Bachelet a, dans son intervention, souligné qu’une coopération technique efficace est l’une des clés de la prévention des violations et du respect des droits de l’homme et que celle-ci s’appuie sur les recommandations des organes conventionnels, des procédures spéciales et de l’Examen Périodique Universel, ainsi que sur les résolutions du Conseil des droits de l’homme. Elle a aussi précisé, que pour induire un développement plus durable, une gouvernance plus inclusive et transparente et un soutien accru aux droits humains, il est essentiel d’établir un engagement significatif avec un large éventail d’acteurs nationaux.

La synthèse des documents a été présentée par l’ambassadeur Valentin Zellweger, Représentant permanent de Suisse. Celui-ci a, à la lumière des interventions, mis en évidence les éléments clés d’une assistance technique efficace qui peuvent contribuer de manière significative à la prévention des violations des droits humains, notamment une volonté politique forte et l’implication des autorités nationales ainsi que la prise en compte des spécificités de chaque pays. Il a souhaité que ce cadre de dialogue et de discussions entre le Haut-Commissariat, le Conseil des droits de l’homme et les Etats puisse être renforcé davantage.

D’autres interventions ont meublées les échanges. Il s’agit de celles de S.E.M. Yackoley Johnson, Ambassadeur/ Représentant permanent de la Mission du Togo à Genève, de Madame Igé Olatokunbo, ancienne Directrice du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme au Togo et S.E. Madame Kadra Ahmed Hassan, Ambassadeur/Représentant permanent de la Mission de Djibouti à Genève, Présidente du Groupe Africain.

La Rédaction