Economie : Le Togo noté par Standard & Poor’s (S&P)

Le Togo est devenu ce vendredi le 134e pays noté par Standard & Poor’s. Pour sa première évaluation par l’agence américaine, le pays s’est vu attribué la note B/B.

La première note de crédit souverain du Togo à court et à long terme en devises étrangères et locales est de B/B.

Considérée comme la note la plus haute dans la catégorie spéculative, cette note fait du Togo un pays peu vulnérable à court terme et donc susceptible d’être viable. « Nous tablons sur le fait que la croissance économique va rester résiliente au cours des années à venir, grâce aux réformes économiques et à des investissements réalisés dans des infrastructures clés », indiquent les analystes de S&P.

En terme d’infrastructures clés, S&P pointe du doigt le nouveau terminal de l’aéroport Gnassingbé Eyadéma inauguré en 2016, l’achèvement des travaux sur le port de Lomé, seul port en eau profonde en Afrique de l’ouest. Deux infrastructures qui constituent une aubaine pour l’économie du pays.

Des risques à surveiller

Standard & Poor’s indique également que les efforts réalisés par les autorités pour améliorer le climat des affaires à travers des réformes économiques devront permettre au pays de maintenir son élan.
Cependant, l’agence américaine pointe du doigt certains risquent qui pourraient mettre en difficulté l’économie togolaise notamment le revenu par habitant. La dépendance au Togo vis-à-vis de ses activités exportatrices à savoir l’agriculture (le coton) et l’exportation du phosphate reste un facteur de vulnérabilité à surveiller.

Après le lancement de son PND financé au 2/3 par le secteur privé et qui est censé faire du Togo un hub logistique dans la sous-région, Standard & Poor appelle le Togo à faire des efforts supplémentaires en matière d’électricité, des télécommunications, considérés comme des domaines de blocages afin de pouvoir espérer attirer les investisseurs privés.

Si le rythme du développement économique s’accroit, S&P se dit prêt à « relever les notes ». Le cas contraire n’est pas aussi exclu.

Joël Toglo