Togo : les forces de l’ordre et de sécurité à l’école de la démocratie et de la paix

Contribuer efficacement au renforcement de la protection des droits de l’homme, de la gouvernance démocratique et à la consolidation de la paix durable au Togo, tel est l’objectif de la conférence débat qui s’est tenue le mardi 20 août à la FOPADESC à Agoè-Nyiévé à l’endroit des forces de l’ordre et de sécurité.

Initié par le ministère en charge des droits de l’homme, cette conférence-débat avait pour thème général  » respect des droits de la l’homme, valeurs et principes démocratiques ». Ainsi, plus de 50 policiers et gendarmes ont été édifiés sur trois modules dont l’introductif est « les droits de l’homme, démocratie et paix: quel lien? ». Les autres modules ont porté sur le respect des droits de l’homme dans les opérations de maintien de l’ordre public et le rôle et responsabilité des forces de l’ordre et de sécurité dans un contexte démocratique.

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la République, M. Christian Trimua a tenu à remercier les forces de l’ordre et de sécurité pour le travail abattu et le courage dont ils font preuve au quotidien. Il a surtout insisté sur le travail de qualité mené lors des manifestations publiques et des consultations électorales. Revenant sur ses motivations, il a indiqué que cette conférence débat s’impose car « le Togo s’est engagé à bâtir un Etat de droit dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques et la dignité de la personne humaine doivent être garanties et protégés tels que consacrés par les instruments internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits de l’homme ». Il a par ailleurs précisé que cela n’avait aucun lien avec la présentation du Togo, le mois dernier, de son rapport devant le comité des Nations Unies contre la torture à Genève. Il s’agit selon lui d’un hasard de calendrier.

Présent à cette conférence, le ministre Yark Damehane de la sécurité et de la protection civile a jeté des fleurs dans un premier temps à son collègue des Droits de l’homme pour cette initiative. Et de poursuivre, « l’ordre n’est pas l’ennemi de la loi ». Le ministre a rappelé les initiatives prises par son département depuis la crise politique du 19 août 2017 pour renforcer le respect des droits de l’homme avant d’inciter les participants à saisir l’occasion pour s’approprier davantage ces notions fondamentales sur les droits humains.

Organisée avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et en collaboration avec le centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH), cette activité vise l’édification d’un État de droit, une œuvre qui s’inscrit dans la durée. Et pour que cela soit effectif, il faut nécessairement une véritable éducation de toutes les couches sociales afin que chacune d’elle exerce comme il se doit, sa capacité citoyenne.

S R