Togo/Marche du 13 avril : la mise en garde ferme du ministre Yark au PNP

A quelques heures des manifestations publiques que le Parti national panafricain (PNP) organise, un calme précaire et un esprit de crainte règne sur la ville de Lomé et dans plusieurs villes du pays.

Alors que la marche a été autorisée par le ministre de la Décentralisation Payadowa Boukpessi, celui-ci a néanmoins confiné la marche dans seulement 3 villes du pays pour plusieurs raisons. Mais depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux, des itinéraires que doivent prendre les manifestants. Et force est de constater que ces itinéraires ne correspondent pas à ceux annoncés par le ministre de la Décentralisation.

Ce jeudi matin, le ministre de la Sécurité et de la protection civile Yark Damehane, sur une radio locale est revenu sur cette marche du samedi 13 avril.

Le ministre a expliqué ce pourquoi les marches ne pouvaient se tenir dans toutes les villes indiquées par le parti de Tikpi Atchadam. A l’en croire, cette décision a été motivée par le nombre limité de forces de sécurité pour encadrer toutes les manifestations.

« La police n’est pas là seulement pour des marches », a déclaré d’entrée le ministre avec précision qu’aujourd’hui le souci de l’autorité est comment protéger les compatriotes et comment sécuriser leurs biens.

« Donc il y a des missions transitionnelles de la police et de la gendarmerie. Si le PNP a voulu marcher dans 10 villes (…) l’autorité ne peut agir qu’en fonction du personnel disponible », a expliqué le ministre.

Le ministre a tout simplement invité les organisateurs à accepter ces trois villes afin que toit se passe dans la tranquillité et la quiétude. Il a été ferme dans ses propos en indiquant que « la violence appelle la violence. Qu’ils ne disent pas qu’ils ont indiqué tel endroit et que ce n’est pas retenu dont ils vont faire la force. Il ne faut pas faire la démocratie dans la pagaille. La ville de Kpalimé n’est pas retenue, ça tranquillise tout le monde », a-t-il indiqué.

Essodna K.