Togo : Tikpi Atchadam « nous allons nous constituer en comités de résistances contre un 4e mandat de Faure en 2020.

Le président du Parti National Panafricain (PNP) dans un message publié le mercredi dernier, qualifie les nouvelles dispositions des reformes adoptées à l’Assemblée National de « costume cousu pour Faure Gnassingbé ». Pour le premier responsable du parti, il s’agit de condamner de l’arrestation de certains membres du parti et la monarchisation de pays. Il appelle par ailleurs la création des comités de résistance contre un quelconque 4e mandat de Faure Gnassingbé.
Tout en rejetant le document officiel des reformes de l’expert de la CEDEAO dont les principales modifications touchent les articles 59 et 60.

Pour Tikpi, toutes les modifications constitutionnelles intervenues dans le pays répondent aux même schéma qui est celui de « s’opposer à l’alternance au sommet de l’Etat » tout en précisant que le régime cinquantenaire ne veut rien lâcher ni dans le temps ni dans les prérogatives requises.

« Pourtant en harmonie avec les constitutions des Etats de la sous-région, aujourd’hui avec une très longue avancée significative en matière de démocratie », le leader du PNP constate que le régime fait tout pour contourner les valeurs juridiques de la constitution.

Tout en condamnant « l’attitude cinique » des élus du peuple « qui ne représente ce dernier mais plutôt au président » Tikpi donne une autre lecture de la chose notamment le déphasage des textes à celui de l’expert constitutionnaliste choisi par la CEDEAO. Il remarque à travers se reforme taillé sur mesure une façon d’élargir le boulevard pour Faure en 2020 et de considérer le 4e mandat comme le début du premier.

Réaffirmant dans son engagement de ne pas participer aux élections locales, l’opposant prépare tout de même le présidentielle 2020 afin de donner une autre source de vie à la population. Sans langue de bois Tikpi s’est prononcé sur les dernières arrestations des responsables et militants de son parti ainsi que celui des autres partis politique et appelle la justice à leurs libérations sans conditions.

K. D. AVOTOR