Science : La Burkinabè Marie Korsaga est la première astrophysicienne de la sous région

0
139 vues

Avec sa thèse de doctorat en Astrophysique et Cosmologie, Marie Korsaga est devenue en 2018, la première astrophysicienne d’Afrique de l’Ouest.

Un pays en voie de développement : Le Burkina Faso peut s’enorgueillir de compter la première femme astrophysicienne de toute l’Afrique de l’Ouest. Cet ancien protectorat français (indépendant depuis le 5 août 1960) est un pays en voie de développement. Il compte 20 millions d’habitants et sept universités publiques dont celles de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou.

L’astrophysique pour une élite :

En Afrique de l’Ouest l’astrophysique n’est pas une priorité. Le nombre de chercheurs dans cette spécialité est infime. Rares sont ceux qui sont connus du grand public comme le malien Modibo Diarra. Ce dernier, qui a participé à différents programmes de la NASA, s’est fait connaître au moment de l’atterrissage sur Mars de la sonde Pathfinder et de son robot Sojourner en 1997. Le doctorat d’astrophysique de Marie Korsaga est donc une première qui a été largement saluée.

Une passion d’enfance :

Distribution de la matière baryonique et non baryonique dans les galaxies spirales et irrégulières : la thèse de doctorat soutenue par Marie Korsaga en décembre 2018 à l’Université d’Aix-Marseille marque une étape importante dans la vie de la jeune femme. Sa passion pour l’espace depuis son plus jeune âge et son aisance dans les matières scientifiques lui ont permis de réaliser son rêve. C’est aussi avec le soutien de sa famille qu’elle est parvenue à surmonter les obstacles et les préjugés dans un pays où l’on n’imagine pas les femmes faire de longues études.

Faire de la Recherche et enseigner :

Coïncidence heureuse, elle est entrée à l’université de Ouagadougou au moment où l’on a commencé à y enseigner l’astronomie. Après l’obtention de son DEA elle est venue en France préparer son doctorat au laboratoire d’astrophysique de Marseille. Marie Korsaga poursuit actuellement ses recherches sur la matière noire à l’Université de Cape Town. Elle espère aussi pouvoir un jour enseigner dans son pays et servir de modèle pour inciter des jeunes filles à se lancer dans la Recherche.

Source : futurascience

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here